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La démocratie, une valeur spirituelle ?

Ce texte présenté le premier jour du colloque de Saint Denis (1-3 décembre 2006), « La politique au risque de la spiritualité », a été établi au nom des trois mouvements organisateurs : La Vie Nouvelle, Poursuivre et Démocratie et Spiritualité.

Pour beaucoup de nos concitoyens, la démocratie se résume à un système politique reposant sur des élections libres et un ensemble de principes (les droits de l’homme), de procédures (le vote des lois, l’administration locale) et d’institutions (le Parlement, le Gouvernement, etc). Il apparaît cependant de plus en plus que cette vision étroite de la démocratie n’est pas satisfaisante et menace la démocratie elle-même. Elle néglige les conditions morales du bon fonctionnement de la démocratie qui ont pourtant été affirmées par la plupart des grands penseurs politiques, qu’il s’agisse notamment de Montesquieu (la démocratie repose sur la vertu), ou de Rousseau (l’intérêt particulier doit se fondre dans l’intérêt général). Cette exigence morale doit donc être réaffirmée aujourd’hui et se traduire davantage dans les faits. Mais comment ? A partir de quelles bases ? Il est apparu aux trois organisations qui sont à l’origine de cette manifestation que cette dimension fondamentale de la démocratie pouvait et devait être réitérée, dans un contexte qui a profondément changé, sous une forme nouvelle. Telle est l’hypothèse, qui forme le thème de cette première journée : la démocratie n’est pas seulement une valeur politique ; elle est aussi une valeur spirituelle, qu’il convient de prendre en tant que telle, avec tout ce que cela implique. (…)

 

A propos Jean-Baptiste de Foucauld

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Le Centre international de Cerisy la salle dans la Manche, qui organise chaque année pendant l’été une vingtaine de colloques d’une semaine (www.ccic-cerisy.asso.fr) a réuni du 2 au 30 mai l’ensemble des parties prenantes concernés par le « devenir des églises normandes » : la baisse de la population rurale, la diminution de la pratique religieuse, celle du nombre des prêtres aboutissent à ce que beaucoup d’églises rurales, notamment dans les petites communes, ne soient plus guère utilisées pour le culte ; or, il y a en France environ trois églises pour deux communes.

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