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10L188 – Compte-rendu du SOL INVICTUS du 22 janvier 2022

Compte-rendu du SOL INVICTUS du 22 janvier 2022

 

La journée s’est déroulée en mode mixte (présentiel et distanciel), avec 14 participants (administrateurs et animateurs des groupes de travail), dont 4 présents au Forum 104.

 

Après un temps de silence, la matinée a commencé par un tour de table où chacun s’est exprimé sur la manière dont sa spiritualité ou son intériorité lui permet de se situer, de se mobiliser sur les grands enjeux du moment. Les différents participants, chrétiens, agnostiques ou athées ont essayé de définir (ci-après) leur vision de la spiritualité.

Elle est en lien avec le souffle de vie, avec l’économie de l’attention pour ne pas se laisser dévorer par les multiples sollicitations du monde ; la spiritualité a quelque chose à voir avec la sagesse.

C’est le lien à soi, aux autres et au cosmos. C’est un état de conscience, l’émergence d’un souffle intérieur, un lien invisible où l’amour est présent ; c’est un dépassement de soi. La tradition religieuse, chrétienne par exemple, permet de canaliser cette aspiration.

C’est la conviction qu’il existe une autre réalité derrière le réel apparent du monde, réalité qui englobe celui-ci, et qui explique le mystère de la vie : passage de la matière à l’esprit, à la conscience, à l’émerveillement, confrontation à l’existence du mal que nous devons assumer et combattre en nous appuyant sur cette autre réalité, qui nous soutient.

C’est un détachement par rapport aux dogmes et rites du christianisme pour un retour à son essence, à l’Evangile ;

La démocratie et la spiritualité sont liées : pas de spiritualité sans lien aux autres, et la démocratie parle de liens collectifs ;

La spiritualité est a religieuse car la religion a tendance à enfermer la spiritualité dans des dogmes et des pensées magiques ; la question de Dieu est indécidable.

Nous assistons à un vrai basculement, à une irruption de la réalité dans la profondeur des grands défis actuels qui ont été largement sous-estimés. De plus, aujourd’hui se manifestent des manipulations puissantes. La nécessité de la spiritualité est une urgence qui concerne toute l’humanité. Il existe un fonds commun des spiritualités.

Sur le plan personnel, la frontière entre croyants et incroyants passe aussi au milieu de nous-même.

La spiritualité, c’est agir pour se sentir utile, dans un syndicat, un parti, sur le plan professionnel. C’est aussi s‘interroger sur son désir de pouvoir.

Le terme spiritualité est antinomique du matérialisme, pour une personne non-croyante c’est l’éthique, la justice, l’authenticité ; c’est goûter le présent ;

La spiritualité, c’est un chemin qui peut passer par l’art, la poésie, la philosophie, les traditions religieuses mais qui part de soi, de son centre pour aller vers l’autre dans une attention quotidienne aux évènements de la vie et aux rencontres avec les différentes générations. C’est un élan vital qui se nourrit, sinon d’espérance, du moins de confiance dans les capacités de rebond de l’humanité.

Le second temps de la matinée est consacré au bilan de l’appel à un sursaut démocratique et spirituel envoyé fin décembre et des suites qui y ont été données.

Ce premier appel à destination des citoyens a recueilli près de 1500 signatures sur notre plateforme partenaire we sign it. Mais nous avons eu peu de retours.

 

L’après-midi, animé par la secrétaire générale, Laurence Vernant-Fabert, a tout d’abord été consacré à une réflexion autour du second appel.  Il sera adressé le lendemain du 4 mars, date de la publication de la liste de candidatures à l’élection présidentielle, à ceux qui briguent nos suffrages, à cette élection comme aux législatives qui suivront, en les appelant à agir eux aussi pour un sursaut spirituel et démocratique et à s’engager sur quinze propositions.

Le débat a porté sur les destinataires, le contenu, les modalités de diffusion, le partage avec ceux de nos partenaires qui en partagent l’esprit et les termes et d’autres organisations proches de D&S comme le Pacte du Pouvoir de vivre, le Secours catholique, Emmaüs.

A l’issue du débat, les décisions suivantes ont été prises :

– proposer, mi-février sur le drive une version allégée et synthétisée de cet appel.

-dans un premier temps, il s’adresse à tous les candidats puis nous rédigerons après l’élection présidentielle un deuxième texte destiné aux candidats aux élections législatives.

 

Les échanges ont ensuite porté sur les groupes de travail thématiques.

Quatre groupes engagés depuis plus de deux ans ont déjà effectué un gros travail :

Le groupe Interconvictionnel, constitué au début 2020 et animé par Michel Ray, s‘est réuni 18 fois. Les participants ont effectué une recherche approfondie, à la fois personnelle et en groupe ainsi qu’en lien avec d’autres groupes travaillant sur la même démarche.  Les « produits » seront d’abord un texte commun sur les enseignements génériques de la pandémie, et une série de modules méthodologiques capitalisant l’expérience de ce que nous avons appris sur ce qui peut être réutilisable par d’autres personnes intéressées. Des écrits résultant des travaux personnels peuvent être considérés aussi bien sur le fond que comme illustration de la démarche.

Suite à la suggestion de Régis Moreira, une formation animée par Michel Ray, Dominique Carliez et Mohamed Khenissi a été proposée le 20 novembre 2021 aux adhérents et sympathisants D&S ainsi qu’à deux membres de l’équipe fédérale « Spiritualité » de LVN. Au regard des évaluations très positives, une nouvelle session sera proposée en 2022 à la demande de LVN, voire aux Dialogues en Humanité.

Le débouché portant sur une démarche est en train d’être finalisé pour une possible publication intitulée « Se préparer spirituellement aux défis ».

 

Le groupe Environnement, avec une approche spirituelle de la question environnementale. Aujourd’hui animé par Marie-Odile Terrenoire et Michèle Bernard-Royer, il a été créé en novembre 2019 à l’initiative de Daniel Lenoir et s’est réuni six fois. Le comité de rédaction est composé de 10 personnes, et plusieurs textes rédigés- celui de Robert Lévêque étant le plus abouti- restent à approfondir pour la deuxième quinzaine de juin. Ces textes ont été agencés par les animatrices de manière logique au sein d’un tout qui sera co-écrit, éventuellement à plusieurs mains. Pour la prochaine séance, la participation de plusieurs jeunes engagés pour l’environnement est envisagée ainsi qu’un atelier d’écriture. Patrice Obert, dont l’association Les Poissons roses a publié un rapport intitulé « La crise écologique, une chance pour la démocratie » (Cerf, janvier 2022), a participé à la dernière réunion du groupe.

Le groupe Laïcité et spiritualités, animé par Sébastien Doutreligne et Marcel Lepetit, aborde notamment la question de l’enseignement du fait religieux (bilan et perspectives), les relations entre laïcité et islam. Depuis 2019, quatre réunions plénières ont rassemblé environ vingt participants. Trois sous-groupes de travail ont été constitués. Le groupe a produit un texte de 40 pages. Il s’interroge sur les questions suivantes : quelle nouvelle ambition donner à la laïcité en France ? Que pourrait être une éducation à la spiritualité qui ne serait pas seulement une éducation au fait religieux ?

 

 Responsabilités, Pouvoir(s), Service et Spiritualités (RPS) a mis en place un questionnaire qui interroge tous les registres de la vie en commun (de l’intime au politique, de l’économique au social en passant par l’écologie), destiné aux responsables ou à ceux qui l’ont été.

L’objectif final de ces groupes de travail est une publication spécifique à D&S, eu égard à son esperluette, une collection sur ces différents thèmes. Daniel Lenoir et Marcel Lepetit ont rencontré le 17 février les éditions de l’Atelier et évoqué notamment la question du format de ces publications.

Plusieurs autres groupes sont envisagés ou en cours de formation.

Le groupe de travail sur le numérique sera animé par Patrice Martin-Lalande et Bruno Dufay. Il va pouvoir démarrer cet été, Bruno Dufay n’étant pas disponible avant. Pour le lancer, une soirée conviviale est prévue en mai ou juin avec Pierre Giorgini et le théologien Thierry Magnin, de l’Université catholique de Lille, auteurs du livre Vers une civilisation de l’algorithme, Bayard, 2021.

Deux sujets sont possibles pour cette soirée :

  • La maîtrise des algorithmes en démocratie
  • La question de l’abstention : comment le numérique peut-il aider à surmonter les obstacles ?

Un versant du numérique interroge le travail sur soi, la discipline personnelle, une certaine ascèse, donc la spiritualité. On met le numérique au service de nos liens.

Le groupe sur la question migratoire : Régis Moreira est en attente d’un binôme pour ce groupe. Catherine Withol de Wendel, spécialiste reconnue des migrations internationales, Jacqueline Louiche de LVN, Gérard Moreau, le démographe François Héran seraient des personnes ressources.

Un groupe Psychothérapie et spiritualité est proposé, suite à deux articles publiés sur ce sujet dans la Lettre de D&S de janvier puis de février 2022 d’Elisabeth Leblanc, psychologue, psychanalyste jungienne, sophrologue et superviseure, cofondatrice de l’école de formation Savoir Psy. Elle est très motivée pour intervenir mais pas assez disponible pour animer le groupe, qui est en attente d’animateurs/trices.

 

Intériorité et engagement (titre d’un ouvrage de Marcel Légault), , Soin et spiritualité ou Vieillissement et spiritualité sont aussi des thèmes de travail et de réflexion envisagés.

 

Education et spiritualité, proposée par Marie-Charlotte Bourgeois, qui est étudiante en Sciences de l’éducation. Elle cherche un co-animateur.

 

En fin de journée est évoqué l’impact de nos deux appels dans le nouveau contexte politique français, européen et international.

Il est trop tôt pour définir le thème central de notre Université d’été 2022, l’issue des échéances électorales pouvant nous conduire à devoir réorienter nos travaux.

Un premier groupe de préparation de cette UE se met en place. Proposent leur participation : Christophe Cadiou, Michèle Bernard-Royer qui prendrait en charge la communication avec les intervenants, Régis Moreira qui souligne la nécessité de contacter les mouvements de jeunes, de recueillir leurs témoignages et interpellations et Jean-Baptiste de Foucauld.

A propos Régis Moreira

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